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Ile-de-France Europe - Représentation de l'Île de France à Bruxelles

Brexit, et maintenant ? par Pierre Lequiller, Président d'Île-de-France Europe, Conseiller régional

16.12.2016 - Actualités européennes

La décision du peuple britannique de sortir de l'Union européenne, exprimée par referendum le 23 juin 2016, doit évidemment être respectée. Je pense qu'elle n'est pas bonne pour l'Union européenne, encore moins pour le Royaume-Uni, mais elle doit bien sûr être prise en compte.

Selon moi, ce n'est pas à l'Union ou aux 27 pays qui la composeront demain, de définir le type de Brexit, « hard Brexit » ou « soft Brexit », qui devra être appliqué. Les Britanniques ont choisi de sortir, c'est évidemment à leur gouvernement de se prononcer, probablement d'ailleurs avec l'aval de la Chambre des Communes. Il est vrai, que Theresa May, la 1ère Ministre, est enfermée par trois contraintes contradictoires et promesses illusoires que les partisans du Brexit ont avancées pendant la campagne du referendum : la Grande-Bretagne aura toujours accès au marché unique, elle pourra refuser l'immigration venue des Pays de l'Est de l'Europe (principalement polonaise) et elle ne participera plus au budget européen.

Le modèle de la Norvège ne pourra donc pas s'appliquer à la Grande-Bretagne, dans la mesure où elle a certes accès au marché unique, mais où elle respecte les quatre libertés de circulation (des biens, des capitaux, des services et des hommes) et participe au budget européen ;

On comprend dès lors l'extrême difficulté dans laquelle se trouve le gouvernement britannique, par l'attachement aux principes européens proclamé par les 27 à l'unanimité, c'est-à-dire le lien indispensable entre les quatre libertés et l'accès au marché unique.

A l'intérieur du Parlement mais aussi du gouvernement britannique, les divisions sont très fortes. Cela explique d'ailleurs l'embarras que j'ai pu constater chez le Ministre chargé du Brexit, David Davis, dont la tâche est d'une énorme complexité.

Pendant ce temps, la livre a dévissé par rapport au dollar comme à l'euro, avec pour conséquence une montée de l'inflation. Et les services financiers britanniques qui représentent 7% du PIB, 4% de l'emploi et 11% des recettes fiscales, sont évidemment très inquiets de la perte future du passeport financier européen qui permet aux banques de rayonner, à partir de Londres, dans tous les pays européens.

Il serait bien sûr stupide de se réjouir de ces difficultés naissantes car elles vont rejaillir sur les pays de l'Union, notamment la France, du fait même de l'importance des échanges commerciaux avec le Royaume Uni.

Attendons le 30 mars 2017, date limite à laquelle Theresa May doit déclencher le fameux article 50. En étant conscients que les conséquences du Brexit sont sous-estimées de l'autre côté de la Manche comme sur le continent.

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