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C’est en 2010 que se prépare l’Europe de 2014… Dans le cadre du débat sur les perspectives financières de l’Union européenne et sur l’avenir de la politique de cohésion, la Région Ile de France (comme d’autres régions françaises et européennes) contribue au débat et souhaite faire connaitre à la Commission européenne sa position sur l’évolution de la politique régionale. A la veille de la réunion des Ministres européens en charge des questions urbaines qui se déroulera à Tolède la semaine prochaine, Jean Paul Huchon et Philippe Kaltenbach, vice Président chargé des affaires internationales et européennes, ont envoyé à la Commission européenne et au parlement européen la contribution régionale, dont voici les 3 principaux thèmes :
o La politique de cohésion doit bénéficier à toutes les régions d’Europe, quel que soit leur niveau de développement
A ce jour, le maintien d’une politique de cohésion concernant toutes les régions européennes n’est pas garanti. La Région Ile de France reconnait et soutient le principe d’une solidarité accrue envers les régions les plus en retard de développement. Elle y contribue d’ailleurs déjà largement en ne bénéficiant que modestement des fonds structurels au regard de sa population (686 M€ de FEDER et FSE pour 11,5M d’habitants). Néanmoins, ce système ne doit pas se limiter à une politique de redistribution, qui ne concernerait que les régions les plus en retard. L’Ile de France réaffirme donc la nécessité de prendre en compte les disparités à l’intérieur des régions européennes, en particulier dans les métropoles qui concentrent richesses et poches de précarité. C’est le cas pour l’Ile de France, confrontée à de profondes inégalités économiques, sociales et territoriales.
o La dimension urbaine doit constituer un axe important de la politique de cohésion
Dans le cas où la politique de cohésion concernerait bien toutes les régions d’Europe, seule la prise en compte d’un volet urbain permettra de réellement favoriser le développement des territoires, en particulier ceux qui en difficulté. Cette approche a déjà fait ses preuves au cours des années passées et, en Ile de France, elle a permis de réaliser dans 6 départements (77, 78, 91, 93, 94, 95) de grands projets de territoires dans des zones qui concentrent des difficultés économiques et sociales très fortes. La Région plaide donc pour que la dimension urbaine puisse constituer un volet essentiel du futur programme de développement régional, financé par le FEDER, comme ça a été le cas jusqu’à maintenant.
o Les Conseils Régionaux doivent gérer directement les programmes de développement régional financés par le FEDER
A ce jour, ces programmes sont gérés par l’Etat, au niveau des préfectures de Région. Or, le Conseil Régional d’Ile de France souhaiterait être responsable de la mise en œuvre du programme francilien (c’est le cas dans de nombreux Etats membres comme l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique ou l’Italie). Car les projets soutenus dans le cadre de la politique de cohésion relèvent directement de ses domaines de compétences. De plus, cela conduirait à une meilleure articulation avec les financements régionaux, le Conseil régional Ile de France étant le premier co-financeur des projets développés grâce aux fonds européens.
Pour Jean Paul Huchon, «les Fonds européens nous permettent de mener d’ambitieux projets urbains, comme l’éco-quartier de l’Ile-Saint-Denis ou l’école de la 2ème chance de Sarcelles qui profitent directement aux Franciliens. C'est pourquoi nous nous battrons pour que le FEDER puisse profiter à toutes les régions et à tous les territoires.»
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